Bien qu’il existe une paire de VPN gratuits que vous puissiez utiliser de manière fiable pour quelques tâches d’ordre général sur le net, nous ne pouvons recommander le reste, le gros, de ces VPN. Il n’y pas de place pour l’erreur ni l’approximation quand on parle de liberté en ligne, de sécurité, et de confidentialité ; nous nous devons d’adopter une attitude stricte et radicale.

Si vous prenez au sérieux votre sécurité en ligne ainsi que votre droit à l’anonymat, vous devez absolument éviter certains services VPN gratuits. En règle générale, vous serez bien mieux lotis en payant quelques euros par mois, le prix d’un latte à emporter, afin de profiter d’un maximum de confidentialité à des vitesses idéales.

Il ne faut pas longtemps à n’importe quel hacker ou cybercriminel pour vous causer des problèmes ; une ou deux vidéos ou photos peuvent compromettre votre futur. Des fraudes en ligne peuvent être commises en votre nom, vos informations bancaires être volées sur un réseau WiFi public, votre trafic internet observé, et vous pourriez même vous faire prendre pour atteintes aux droits d’auteur. Le monde virtuel est plein de dangers que la plupart des utilisateurs commencent tout juste à découvrir.

Les 7 risques de sécurité VPN les plus dangereux :

Logging
Politique de confidentialité vague
VPN basé dans un pays favorable à la surveillance
Fuites IP/DNS/WebRTC
Malware
Collection et revente de données personnelles
Utilisation de votre adresse IP comme noeud de sortie

Activistes politiques et autres, hackers, ou simples utilisateurs sur ordinateur qui ne veulent pas que leur Fournisseur d’Accès Internet (FAI), les cybercriminels, autorités, et gouvernement ne les espionnent ou ne les incriminent pour leur trafic internet doivent éviter les trois VPN suivants à tout prix.

Top 3 des VPN gratuits à éviter

#1 Hola VPN

Hola VPN n'est pas sûr

Ce service VPN basé en Israël est l’un des réseaux les plus douteux dans l’histoire des réseaux privés virtuels. Ce service est un réseau peer-to-peer alimenté par le volontariat. Si vous vous engagez avec eux, vous devez dans les faits partager votre adresse IP et votre bande passante avec les autres utilisateurs, gratuits comme Premium. Ce qui autorise malheureusement les cybercriminels à utiliser ce VPN pour commettre toutes sortes de crimes en ligne en vous faisant passer pour vous. Oui vous avez bien lu.

Imaginez que vous vous retrouviez à devoir expliquer à la police pourquoi votre adresse IP est indiquée comme étant la source d’upload de pornographie enfantine ici ou là. Ce réseau pourrait aussi être utilisé pour construire un botnet ; certains pensent d’ailleurs que c’est déjà dans les faits un botnet comptant plus de 150 millions d’ordinateurs. Un véritable paradis pour les cyber criminels, mais un enfer pour l’utilisateur innocent.

Hola revend son gigantesque réseau de volontaires à travers son autre société, Luminati. Dans les faits, ils se font bien évidemment une véritable fortune grâce à ce réseau peer-to-peer gratuit puisqu’ils offrent cinq différents plans pour tierces parties débutant à 2$ par GB (avec un engagement minimum de 100000$ mensuels) jusqu’à 12,5$ par GB (avec un engagement minimum de 500$ mensuel). Évidemment ce n’est pas le genre de plans que l’utilisateur lambda apprécierait d’utiliser. Mais Dieu seul sait ce qui peut bien transiter par votre bande passante si vous faites partie de leurs utilisateurs gratuits.

Vous devriez aussi savoir qu’Hola VPN collecte des informations sur vous et votre trafic, comme votre adresse IP par exemple, ce qui est la manière la plus simple de retracer votre localisation géographique. Et puisque ce fournisseur déclare également qu’ils est prêt à partager toutes ces informations avec les autorités sur demande, nous vous laissons juger du niveau réel de sécurité et de confidentialité que vous pouvez espérer en utilisant ce VPN.

Affaire de cybersécurité récente

Le populaire service de crypto monnaie MyEtherWallet (MEW) a subi une attaque via des extensions Hola VPN piratées. En l’espace de cinq heures, les cybercriminels à l’origine de l’attaque ont eu accès à n’importe quel compte MEW pour peu que les utilisateurs aient eu l’extension Hola VPN installée et active lorsqu’ils se sont connectés à leur compte MEW.

#2 VPN Gate

VPN Gate n'est pas recommandé

Un autre excellent exemple de brèche totale de la confidentialité sur internet avec ce VPN Japonais gratuit qui conserve des lots étendus sur vous et votre activité en ligne. De plus, VPN Gate est également un service gratuit construit sur des volontaires et dans lequel chaque pair peut espionner le trafic et enregistrer n’importe quelle information sur l’autre à sa guise. Et quand bien même ce blogs sont sensés être effacés toutes les deux semaines, est-ce que cela vous parait vraiment être un bon outil de confidentialité en ligne?

Que se passe-t-il si vous êtes un activiste politique utilisateur de VPN Gate et que le gouvernement vient lui demander de livrer ses informations à votre sujet ? Vaut-il le coup de finir en prison juste parce que vous n’avez pas pris la peine de vous choisir un fournisseur VPN correct qui sache protéger votre anonymat ?

#3 Betternet VPN

Betternet n'est pas sûr

Betternet est basé au Canada, qui n’est pas exactement un havre de confidentialité, le Canada étant un membre très actif de l’alliance “5 Eyes”, l’alliance globale de renseignement, et a des lois sur la rétention des données très strictes. On peut donc dire que si Betternet conserve des logs, il se peut que cela vous explose à la figure en retour.

Et, malheureusement, ce fournisseur conserve bien entendu des lois sur vos connexions, créée des bibliothèques de tracking pour annonceurs tiers, et comme il ne possède pas de kill switch, il y a de fortes chances qu’il fuite DNS ou votre adresse IP pour bonne mesure. En d’autres termes, si vous utilisez Betternet pour protéger une navigation internet sensible, vous courrez très probablement un risque.

VPN gratuits pour Android à éviter

Une étude de 2017 menée par les australiens de CSIRO Research Projects a révélé que parmi les 283 VPN pour Android examinés, 38% traquaient leurs utilisateurs et contenaient des malwares. Un pourcentage certainement pas négligeable, qui montre qu’il vous faut être particulièrement prudent lorsque vous choisissez une protection pour votre appareil Android.

Voici les VPN gratuits pour Android que vous devez éviter à tout prix :

Easy VPN
SuperVPN
CrossVPN
Archie VPN
One Click
Fast Secure Payment

Ces services VPN pour Android peuvent contenir des malwares tels que des chevaux de Troie, adware, riskware, et spyware, mais ça n’est qu’une partie des risques encourus lorsque vous utilisez de tels produits bas de gamme gratuits. Inquiétant également, ces VPN ont généralement une Politique de Confidentialité très vague et peuvent conserver des logs de vos connexions et activité, ce qui inclus votre véritable adresse IP et l’adresse IP des sites web que vous visitez. Ce genre d’informations peuvent être utilisées pour remonter en utilisant votre trafic internet vers vous personnellement, ce que devrait empêcher avant tout un VPN par nature.

Si vous souhaitez trouver les meilleurs et le plus sûrs VPN pour Android, vous pouvez trouver notre sélection ici.